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Livraison de Grand Luxe

Ca se passe un matin, devant chez moi, à Londres. Vers 07:00. Un superbe camion de transport automobile, du type qui transporte des bolides de formule 1), vert,marqué du sceau blanc dans l’ovale, commence des manoeuvres. vraisembablement l’espace avait été reservé auprès du Council (commune) de longue date. J’avais vu les petites plaques jaunes qu’on utilise pour les déménagements. Quatre places. Ni plus ni moins. Le camion se gare lentement sur les deux places avant, laissant deux places derriere lui. Quelques instants de silence. Le pont-levis arrière descend. La hauteur du camion s’abaisse. Le jeu des amortisseurs hydrauliques, accompagné d’un soupir. La bête se couche. Un mécanicien en combinaison “Racing Green”, descend de l’habitacle et disparait dans le ventre du monstre. Soudain, on entend un rugissement, entre panthère et puma, et l’Aston Martin DB9, rutilante, sort doucement en marche arrière et se gare. Aucune manoeuvre n’est nécessaire. Tout est simple et parfait. Le conducteur se libère, enlève délicatement les papiers de soie qui protègent les sièges couleur tabac, prend un chiffon doux et nettoie le volant, les poignées de porte et le chromes des fenêtres. Le soleil s’invite enfin, a travers les nuages, et fait briller le pare-brise comme un plateau d’argent. L’homme en vert recule et la regarde une dernière fois, actionne la clef et la voiture lui fait un signe d’Adieu aussi en clignant des yeux et un petit cri de joie. Le mécanicien tourne les talons et remonte dans le camion, qui se dégage et repart.

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Mon Grand-Père, Ahsen Hodja

Riza, trempé jusqu’aux os, et hurlant sa litanie, s’engouffre dans la rue du marché, ses pas laissent des traces sur le béton de la rue. Il est suivi par ces enfants qu’il déteste. Il croise Ahsen Hodja. C’est mon Mon Grand-Père, qui revient de la taverne du village, le «Meyhâne», où il a déclamé, debout devant une audience bigarrée de pêcheurs, fermiers et instituteurs en villégiature, des quatrains d’Omar Khayyam. Épicuriens, sybarites et autres jouisseurs de chose simples…Un verre de Raki, un poème. Rien de plus. Ensuite, sous les applaudisements, il s’est incliné respectueusement devant ces enthousiastes de l’éloge du plaisir, tous avinés autant que lui, qui célbrent l’ivresse. Puis, sous la pression de son voisin, le moukhtar (élu de quartier) Mustafa, il a accepté de dire quelques poèmes; les siens, ceux écrits durant les instables lendemains de la jeune République turque.
Tout lemonde adore Ahsen Hodja. On l’appelle toujours Hodja parce que c’est lui qui, simple instituteur à Karsiyaka (province d’Izmir), il y a plus de cinquante ans, avait appris aux adultes autant qu’aux enfants, sur le tableau noir de l’école, le nouvel alphabet latin, qui remplacerait désormais les letters arabes. C’est lui aussi qui avait gouté du sol glacé de la prison d’Izmir, pour avoir éte ́socialiste à un moment où, vraisemblablement, il n’était pas bon de l’être.
La vénération de l’ivresse telle que mon grand-père l’entendait était purement épicuriene, et à aucun moment, il n’aurait éte ́question de dépendance. Enfin, je pense. C’est en tout cas l’idée que je me faisais de lui. Son plaisir était d’être entouré d’amis à une table de mèzè, que les femmes de la maison auraient dressé sur la terrasse, face à la mer et que coule le Raki, que se disent les poèmes de Yunus Emre, de Nedim et Fuzûli, de Riza Tevfik et que se clament les quatrains ! Que s’échangent les idées et les sourires et qu’éclatent les rires parmi les verres qui s’entrechoquent. L’ivresse se cherchait comme l’écume sur la mer, comme la limite du sable mouille ́sur une plage. On célébrait l’éphémère. Rien n’était éternel, surtout pas le Bonheur partagé. Il s’agissait de le fêter.
Arrivé à la maison qui domine le port, Ahsen Hodja passe la main dans l’entrebâillement de la petite fenêtre et, d’un coup de poignet, tourne le verrou qui fait s’ouvrir la porte en grinçant. Il se glisse à l’intérieur tandis qu’un soleil de plomb baigne la façade grise aux volets couleur d’olive, fermés. C’est l’heure de la sieste et la maison est silencieuse à l’exception des dés d’ivoire qui roulent sur le bois du jeu de tavla (jaquet), entre deux chuchotis à la terrasse ombragée du premier étage. Il sourit, arrêté sur le palier, en écoutant ses petits-enfants compter en persan, comme il le leur a appris. A l’étage deschambres, il Remarque que les huit lits sont occupés. Des visiteurs sont arrivés ce matin de la ville et il a fallu leur fournir une couche pour se reposer et une couverture en piqué de coton blanc pour se couvrir. Dans une heure, quand ils se réveilleront, les femmes feront du thé et mettront au four les pâtisseries au fromage, aux épinards et aux olives qu’elles ont prépare ́cematin. Il retourne donc aupremier et s’installe dans un fauteuil «artdéco» et s’endort immédiatement, berce ́par le roulement du dé et les nombres persans.
Il rêve de son enfance miséreuse dans les rues du quartier de Balat, du temps d’un empire ottoman décrépit. C’est celle du petit porteur d’eau, vendeur de limonade, qui deviendrait instituteur, puis éducateur de la République, apprendrait le français par amour de Victor Hugo, autant que le persan, par passion pour les « Roubaïates ». Il les aima jusqu’à vouloir de sa fille qu’elle en lise une sur sa tombe. C’est celle-ci:
“Lorsque je serai mort, lavez-moi avec le jus de la treille; au lieu de prières, chantez sur ma tombe les louanges de la coupe et du vin, et si vous désirez me retrouver au jour dernier, cherchez-moi sous la poussière du seuil de la taverne.” (O.Khayyam)
Quand il mourut, malheureusement sénile, il était déjà mort. Son Esprit l’avait quitté le jour où sa mémoire lui fit défaut, et nous subîmes, pendant des années encore, la tristesse du tableau affligeant d’un grand homme perdu dans les chemins de son propre passé.

La Folie de Riza

Il est fou. Bien sûr qu’il l’est. Si tout le monde le dit c’est que c’est vrai. Ces enfants infernaux qui le suivent en courant dans les rues brûlantes du village en criant « Deli Riza, Deli Riza » (Riza le Fou), il les déteste. Mais ils savent et dissent qu’il est fou. Mais pourquoi le crier de leurs petites voix stridentes? ça lui fait mal à la tête et il s’énèrve, ramasse des pierres et les jette aux enfants, qui rient de plus belle, en esquivant se stirs maladroits. Leurs mères sont à la source, qui remplissent leurs cruches d’eau potable; elles le savent aussi. Elles ricanent en le voyant, ou elles le fuient quand il va vers elle. Certaines, prises de pitié, lui donnent à manger. Un peu de pain, des olives, quelques fruits frais. Alors il s’assied sur une Pierre et mâche son repas en remerciant le ciel, ou les anges, les yeux trempés. Les hommes, quand il passe devant le café, lui tendent parfois des cigarettes, et du feu, que ses mains tremblantes protègent du mistral. Il aime les cigarettes. Alors il s’assied sur les marches de la mosquée et il sourit en fumant. Et quand arrivent les fidèles, à̀ l’appel du Muezzine, il part. C’est un brave fou à distance, mais peut devenir un fou dangereux s’il s’approche. Ses colère peuvent être insurmontables. Alors il déchire ces vêtements qu’on lui a donné par pitié Et quand sa colère s’est appaisée, il les rapièce, les recoud, avec du fil, de la corde. ses guenilles sont repoussantes de saleté. Il le sait. Alors il s’éloigne. Comme un chien errant. Pour éviter la désillusion d’un regard qu’il croyait affectueux. il rase les murs du village. Ces murs de pierres jaunes sans âge, de la même couleur que la poussière qui recouvre les rues de son village. Son village ? le pauvre, il ne sait pas si c’est son village. Il ne sait plus. Il y est depuis bien longtemps. Très longtemps. Heureusement, il y a la mer. Et, parfois, Il lui parle. Parfois elle lui répond. En hurlant. Elle est fâchée contre lui, la mer. Elle hurle qu’il a volé l’argent…mais c’est Dudakman Ibrahim qui a volé l’argent. C’est Dudakman Ibrahim qui a vole ́l’argent! He ! la Mer! tu l’entends?

Assis à la devanture de leurs échoppes dans la rue du marché, après une longue sieste, Orhan le boucher, Ali le maraicher et Hasan le barbier circonciseur, laissent tous couler les heures du jour, comme du sable entre les doigts immobiles.

Lesdoigts de Riza, eux, ne s’arrêtent pas. Les bras croisés dans le dos, le corps penché en avant, il arpente les rues en grommelant toujours la même phrase comme une litanie. “C’est Dudakman Ibrahim qui a vole l’argent”. Ah, si Dudakman Ibrahim n’avait pas volé l’argent de la cantine quand ils faisaient leur service militaire. S’il avait avoué tout de suite, la caserne entière n’aurait pas éte ́privée de sortie ce vendredi de Bayram (fête religieuse)et Riza, lui, aurait pu rentreŕ dans son village, à une journée entière d’autobus, pour retrouver sa jeune épouse Ceylan (Djeylan), qui devait accoucher de leur enfant. Un fils s’il plaisait à Dieu. Mais Dieu en a voulu autrement. Ceylan est morte en accouchant, et son enfant aussi. Quand Riza, trois jours plus tard, est arrivé dans son petit village accroché aux contreforts du Mont Taurus, après une longue journée à espérer cette soirée, il n’a trouve ́que tristesse. Quand Riza est entré dans lapetite maison, il a vu sa mère dévastée, assise en tailleur à même le drap étalé au sol, qui égrainait machinalement les lentilles rouges éparpillées pour en tamiser les pierres. Puis sa sœur,Hatice (hatidjè) a couru vers lui, les bras en croix, pleurant à tue tête. Son frère Halil, accoude ́a ̀la table, lui, n’osait pas leregarder, leregard rivé sur son verre de thé fumant. C’était un garçon.

Riza a crié tous ses poumons, les hommes du village, alarmés par ses cris de douleur ont dû accourir et l’immobiliser dans son désespoir. Alors Riza s’est levé et il s’est mis a ̀marcher, marcher pour ne s’arrêter qu’ici, devant la Mer Egée.

C’est un homme en guenilles qui est face à la mer déchaînée, sur la jetée. Le bras levé, il la menace en criant, mais on n’entendrien. Le bruit de la mer et du vent couvrent ses paroles. Ses guenilles ont la même couleur que son visage, celui de la saleté. Son visage est un masque de cuir noirci, brûlé par le soleil sous une masse de cheveux blancs hirsutes. Sa barbe est jaunie et lui arrive à la moitié du torse. Que des nœuds. C’estRiza, Une vague se brise avec fracas devant lui, et le pauvre bougre est projeté au sol sous des trombes d’eau. Il se relève, trempé et grelotant et s’enfuie en criant « C’est Dudakman Ibrahim qui a vole ́l’argent! ». Hé la Mer, tu l’entends?

 

No Surprise in fact

I know it is a little more than a fortnight since I last wrote here but I was afraid all my views would be wrong and was looking for an elegant way out of this. A few days helped me. Sorry for the delay.

The Euro is recovering and $1.311 is a good level on which to step and jump further. I am also comforted by CHF1.21 being reached, as it will allow the Swiss National Bank to rest a little and concentrate, instead, on money supply and interest rate levels. Swiss mortgage rates this low encourage an already overheated housing market. Some fine-tuning may be necessary soon.

I have problems assessing the Japanese Yen: When I started in finance, back in 1988, it was at 250 to the US$ and it kept on strengthening despite the massive carry trades of the 2000’s and zero real rates. On the other hand, over the same period, the Nikkei 225 index melted from 39,000 to 8,700…I always wanted to buy Japanese equities and hedge the currency but never did the second leg, while was rarely right on the first…Maybe it’s time, now that global equity markets seem to rejoice on good American employment figures last week, that came to the rescue of an otherwise poorly performing Obama (in the debate at least).

Over the same fortnight, I was surprised by the price action of Gold. It has reached 1,796 last week but couldn’t hold it. It went down to 1,744 couple of days ago… but, if it was a “Buy” at 1,766, it remains one at 1,752, today.

Another surprise is the spread between Brent and WTI, which remained around US$ 20.00…Basher Al Assad still kills his citizens and tensions are much higher than in late September: Turkey not only retaliated, rather precisely on military targets, to sparse Syrian bombing on a Turkish border village (Akçakale), but also intercepted, in its air space, a aircraft full of Russian weapons. Surprise, surprise…Mr Putin avoided to comment. So will I. I believe the WTI-Brent spread should be higher, even if the American economy recovers faster from now. I don’t use commodities but I guess that on a relative value basis, buying Brent against WTI would make some sense. What do you think?

On my last fixed income comments, Spanish government bond yields came down 24 basis points just yesterday and reached 5.55%, tightening dramatically to 3.93% against the bund. This is purely linked to Moody’s affirming Spain’s Investment Grade status. In this “positive” (hum…hum…) environment, the put leg of the strangle will die worthless and time decay (call it Thêta for the sake of the exercise) will take care of the call leg as I believe this price movement reflects all bullish sentiment until further action while declarations, if any, won’t have much impact.

On the impact of Spain and Syria on the markets

To follow up on my last post, the Euro recovered. And it’s not over. It should go higher. As should other asset classes, since the ECB, the FED and the BOJ’s actions and declarations were so favourable to the markets.

The only unresolved issue that currently holds the euro zone’s currency and the markets  back today is the Spanish uncertainty about begging or not begging for a bailout.

The Spanish government will outline its 2013 budget to the chambers on next Thursday. The market’s interpretation of this plan and the reactions thereafter should dramatically impact the markets and it will probably be a turning point for Bond yields, equity price action as well as the currency. Time to hold Euro assets. Here is why:

The actual most stringent problem is the borrowing level of the Spanish government facing a number of redemptions of Bonos (government bonds issued by the Kingdom of Spain). This morning 10-year benchmark bond traded at a yield of 5.736%, 419 basis points above its German counterpart, the Bund. When looking at the spread with Italian Government 10-year bond, the BTP trades at 5.146%, 59 basis points only below the Spanish bonds. From what I read on Reuters and the Economist etc…the “street” believes a bailout is unavoidable.  This spread therefore reflects the high probability of a bailout. If the strings attached to it, as they will/should be defined on Thursday or a little later are not too stiff, Spanish bonds should rally, and reach the Italian bonds’ level. If not, the yield will go back towards the 7.00% barrier. By that moment, European equity markets will have dropped witout volume and it will be time to buy while the Euro, which, first would may have returned lower but difficult to catch, will come back “en force”, by the sheer effect of a buying spree on European assets, reaching 1.30 quickly and running towards 1.35 within a fortnight. On the Bonos, in the short run, I would sell “Out of the Money” Strangles (Please check in an option strategies booklet if you are not familiar with the jargon).

Another interesting spread concerns the November delivery prices of Brent Crude Oil and WTI Crude Oil. They are respectively at $110.17 and $92.36 at the moment of writing, with a spread of 17.79. This obviously reflects high uncertainty of supply from the Middle East, given the rising tensions in the region. I really thought the Syrian civil war would be ended this summer but it was without counting on President Obama’s strange declaration that the Red Line for US intervention in Syria would be the use of chemical warfare… Basher Al-Assad rightly understood “it’s OK to kill civilians with conventional (russian) weapons”….

Unfortunately, the Muslim world’s division in supporting one side or the other comforts the West’s inaction. Historically, this sadly reminds us of the Spanish Civil War, in 1936; rehearsal and weapons test ground of the Second World War. Mild and secret Western support to the rebels won’t help, and volatility and high Brent prices will prevail, which explains why Saudi energy officials try to contain them with their declarations in the last couple of days.

Moneywise, Conflicts and energy prices fuel inflation expectations; gold goes up. At 1766, it still has room upwards.

 

Low interest rates and Strong Euro

With interest rates still close to zero, there are not many reasons to run after hard currency strong government bonds today.  That’s why the issuance of corporate, high yield and emerging market fixed income instruments are important to watch. Industrial companies with sound cash flows will lead the dance. Among those, “emerging corporations” are even more interesting as those Russian, Indian, Brazilian, Turkish, Mexican, Indonesian multinationals are the best contenders to take advantage of growth in both their home markets and the developed countries…Provided there was growth of course.

In the same spirit of mind, I am also attracted towards good quality high dividend stocks, which, with battered share prices for the last two years, look very much like fixed income products with upside potential. It is time to reconsider some good cyclical stocks, in retail distribution, utilities, construction materials or engineering.

In search for performance and yield, I had looked at banks but didn’t dare investing in them. Meanwhile, subordinated junior fixed income could make sense as their higher equity prices, as seen in August, built a thicker buffer at the end of the liability spectrum. Subordination of debt remains a good means of strengthening balance sheets. Offered yields should reflect cautious and “niche” demand. Also, it may well be time to reconsider securitisation, which was put on the side since 2008. It remains a very clever and exciting tool and I cannot imagine that its pricing will not properly reflect its eventual risk. Rating agencies will have to sharpen their pen, not to make the same mistakes as in 2008 by throwing AAA/Aaa’s at them.

The Euro is stronger and it looks as if it will keep on strengthening. It is not surprising given the European recent news and the agenda of the next couple of weeks. At least, many shorts would have been covered.

Today, Bulgaria doesn’t want to join the single currency…that is one less stress, and they get out strong of their declaration.

The ECB will detail its intervention plan on Thursday 6th. Whatever comes out of it: any decision is better than no action.

Elections in Holland (12 September), even if they are inclined towards populist anti-Europe slogans will not jeopardize their commitment to the currency.

On the same day, the Karlsruhe Court will state if the European Stability Mechanism (ESM) is constitutional in Germany…or not. In both cases, this should be either a stable or a stronger Euro.

European Finance ministers meet in Cyprus on 14-15 September.  Besides brushing over the Greek crisis, they will discuss helping the Cypriot banks. I have my opinion on that: It’s only Russian offshore money. Don’t bother.

The agenda also mentions A European Banking Supervisory System, as well as help for Spain (where I think the danger is actually bigger than expected with a few regions able to go bust and take-not only Spanish-banks with them in their fall) – More on that soon.

All these are Bullish for the Euro in the coming fortnight. We undo the hedge against USD.

Draghi, Assad, Putin and me

Well, since mid-june, not much has changed on the European front. And today, Draghi’s declaration wasn’t really exhilarating either; all European equity markets are down again. I won’t comment on the “irreversibility” (Draghi’s own words) of the Single Currency anymore. The market, by pricing negative rates for “core” country debt and junk level rates for the periphery is effectively saying, “it’s a matter of time”.

Europe’s sovereignty is put to test. If it wants to keep some sovereignty, it will have to act like one sovereign state, or else…today, the urgency is about reversing the risk of a Euro zone breakup instead of trying to figure out if the risk exists and how big it is.

 

This problem is blinding another one: Over the summer, the Syrian civil war will probably come to an end with the furnace of a Holy month of Ramadan in August. The world is (only) watching and I sense some nervousness in the dark corridors of the Kremlin. Putin has unconditionally supported the Assad regime so far. When it falls, Russia will have lost a good client (for weapons) but also a gentle host for its only Mediterranean naval base in Tartus. This may explain Putin’s eagerness to lend cheap money to Cyprus to bail out its banks (July 5th, Reuters) as Europeans hesitated. And still do.  Having read Isaac Asimov’s foundation novels, it sounds “Very Russian” to provide support with (serious) strings attached. If the Europeans keep on passing the decisional bucket from the ECB to politicians and vice versa, Russia, in the middle of the crisis, may also have a financial role to play, besides being a dangerously quasi-monopolistic energy provider to some European countries. This is not Science Fiction. If I were Russian, I would think, “this is my time”.

Enough of doom saying…as it’s been three months I thought I should look back at the exchanged investment ideas and see how they did in the turmoil. Even though rates were already low, we kept to fixed income instruments. It made sense: Bond indices (JPM Bond Index and Barclays Aggregate Corporate Index) are up by 7 to 9% year to date. Then, reading back my own writing:

1)   17 April, We reduced overall equity exposure and hedged the € against US$. Equities didn’t move much (actually they did go up and down) but the Single European Currency lost serious ground from 1.3123 to 1.2271

2)   2 may, we bought some Belgian real estate. The relevant index went from 109.20 to 113.62 over the period.

3)   8 may, we bought US property. The relevant index went from 67.87 to 70.65 over the period.

4)   8 may, we sold out of the money put options on solid equity index components.  Most of the equity indices are either flat or higher, while volatility crushed. Options died worthless. We keep the premium.

5)   16 June, we bought some VIX futures. That was a bad idea. Volatility crashed dramatically. This is really a professional instrument for which structural demand is difficult to assess. We won’t get into that again.

What’s next? I like to stay in fixed income, more in high yield and emerging markets. As alternatives, I stick to real estate in Belgium and the US, while I add some exposure to global convertible bond funds. Lower structural volatility, lower interest rates and depressed share prices make this asset class a defensive component within the equity realm. Also, I add some sustainable (and ethical) investments, via dedicated funds.